La consommation des ménages est en légère baisse en février
Les dépenses de consommation des ménages français en biens ont diminué de 0,1% sur un mois en février après avoir déjà baissé de 0,6% en janvier, a annoncé vendredi l'Insee.
Cette baisse est due surtout à un repli de la consommation alimentaire (-0,7%). La consommation de biens fabriqués a elle augmenté légèrement (+0,2%), ainsi que la consommation d'énergie (+0,2%). Sur douze mois, la consommation des ménages augmente de 0,1%. L'Insee observe que le repli de la consommation alimentaire s'élève à 1,8% sur un an. Elle est tirée vers le bas par un fort recul de la consommation de tabac. Hors tabac, elle baisse de 0,4% sur le mois et de 0,9% sur douze mois. Les dépenses en énergie des ménages ont légèrement augmenté en février (+0,2%) après avoir été stables en janvier. Sur douze mois, elles ont augmenté de 3,5%. La consommation de biens fabriqués a rebondi de 0,2% - après avoir enregistré un recul de 2,4% en janvier - sous l'effet de l'augmentation des achats de biens durables (+0,4%) et d'habillement-textile (+0,5%). Le rebond des biens durables (après -3,8% en janvier) s'explique par un "rebond limité" des achats de matériels de transport (+0,9% après -6,3% en janvier), et en particulier de véhicules neufs. La consommation "d'autres biens fabriqués" baisse encore pour sa part (-0,2% après -0,2% en janvier), en raison principalement d'une baisse des achats de biens de santé, note l'Insee. Sur un an, les achats de biens fabriqués augmentent de 0,1%.
L’inflation se stabilise
Pour leur part, les prix à la consommation en France ont augmenté de 0,8% en mars sur un an, une évolution identique à celle de février, toujours selon une estimation provisoire de l'Insee. La La baisse des prix de l'énergie (-6,2%) et des produits manufacturés (-0,2%) a contrebalancé l'accélération des prix de l'alimentation (+0,6%), surtout les produits frais (+3,8%), et des services (+2,3%), notamment les assurances, a précisé l'Institut national des statistiques. L'inflation des prix du tabac a ralenti, à +4,1%. Après deux ans de hausses successives, une baisse moyenne de 15% des prix de l'électricité est entrée en vigueur le 1er février pour plus de 24 millions d'abonnés au tarif réglementé, une première depuis dix ans. Cette baisse a concerné les quelque 20,4 millions de foyers au tarif réglementé d'EDF (60% des 34 millions d'abonnés résidentiels) auxquels s'ajoutent les 4 millions de clients indexés sur ce tarif. Selon Sylvain Bersinger, chef économiste chez Asterès, la baisse des cours du pétrole peut également expliquer le repli des prix énergétiques. Sur un mois, les prix à la consommation ont progressé de 0,2% en mars, tirés par les prix des produits manufacturés, notamment l'habillement et les chaussures, a précisé l'Insee. Les prix de l'alimentation sont en hausse également, à l'inverse de ceux de l'énergie. L'indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), qui permet les comparaisons entre pays européens, a pour sa part augmenté de 0,9% en mars sur un an, une progression identique à celle enregistrée en février. Il est en hausse de 0,2% sur un mois, après +0,1% en février. Pour les mois à venir, "les prévisions d'inflation deviennent plus complexes du fait de la politique imprévisible (du président américain, NDLR) Donald Trump, qui peut avoir des répercussions inflationnistes ou déflationnistes selon les décisions qui seront prises" en matière de droits de douane ou de production d'hydrocarbures par exemple, a souligné Sylvain Bersinger dans une note.